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Metal Gear Solid : La Saga

Une véritable œuvre qu'est cette saga, ou plutôt devrais-je dire première trilogie ? En effet, même si trois épisodes sont sortis à ce jour, il semblerait qu'un quatrième soit en préparation, portant lui aussi le nom de code "Solid". On se souvient des Metal Gear sur les anciennes consoles 8 bits, avec déjà à l'époque un système de jeu assez recherché et novateur. Le premier opus "Solid" est sorti sur Playstation en 1998. Une véritable révolution qui nous proposait un scénario riche, des personnages travaillés, un gameplay fortement orienté infiltration et une multitude de détails réalistes et crédibles. Le tout porté à l'écran par une splendide réalisation et soutenu par une musique bouleversante. Les deux épisodes suivants sont sortis sur Playstation 2, respectivement en 2002 et 2005, et ont amélioré à chaque fois tous ces éléments. Le plaisir de jeu est total et on vit une histoire hors du commun. Avec Metal Gear Solid, le jeu vidéo se rapproche du 7 ème Art et, finalement, le transcende.

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Metal Gear Solid 1 : les bases de la série (haut)

 

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En 1998, Hideo Kojima marqua l'histoire du jeu vidéo avec son premier Metal Gear Solid. Cet épisode allait imposer le style de la série, ses bases. Les joueurs Playstation découvrirent l'agent Solid Snake, ainsi que sa mission d'infiltration dans une base terroriste et de récupération d'otages. Une histoire classique au départ, mais qui ne manque pas de rebondissements. Ce fut la surprise, jamais dans un jeu vidéo il n'y eut de scénario aussi ambitieux, avec un tel panel de personnages, tous aussi surprenants les uns que les autres. Les thèmes abordés (armes nucléaires et bactériologiques, menace terroriste, politiques de renseignements, trahisons de hauts rangs, écologie, etc.) étaient réellement nouveaux dans le milieu du jeu vidéo. Le choc fut encore plus gros grâce à la crédibilité et au réalisme de l'histoire qui se passe dans un futur proche. Même aujourd'hui, le premier opus semble friser la perfection scénaristique et se place devant bien des productions récentes. En plus d'avoir un scénario riche, Metal Gear Solid peut se vanter de mettre en scène des personnages réellement travaillés, possédant une morale, une idéologie ou encore des états d'âme bien transmis au joueur. Chaque protagoniste nous réserve bien des surprises tout au long du jeu. Mais ce n'est pas uniquement le scénario et ses personnages qui contribuèrent au succès du jeu, la très bonne réalisation et le gameplay très complet y sont aussi pour beaucoup.

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Metal Gear Solid exploite parfaitement la Playstation et affiche des graphismes de toute beauté ainsi qu'un comportement très élaboré de l' I.A. (Intelligence Artificielle). Les décors, bien que répétitifs, sont soignés et grâce à la vue subjective on peut les apprécier sous tous les angles. Au-delà de la réalisation, et ce qui caractérise bien cette saga, c'est sa mise en scène. Digne des plus grands films Hollywoodiens (d'ailleurs les références et clins d'œil sont omniprésents), elle améliore encore la puissance et la portée des nombreuses cut-scènes du jeu. Certains considèrent le nombre de cinématiques trop important, de même que les phases de dialogues par Codec, sorte de radio améliorée, qui laissent au final une impression de "film interactif". La déferlante de cut-scènes peut être une qualité (importance du scénario) ou d'un défaut (on souhaiterait plus jouer) selon les goûts des joueurs, mais force est de constater que celles-ci sont très bonnes et enlèveraient le cachet Metal Gear Solid si on les réduisait.

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Ce premier épisode pose les bases d'un gameplay de jeu d'infiltration. C'est la première fois sur console que ce concept est aussi bien géré. On se plaque contre un mur afin de donner un coup d'œil dans la prochaine salle, on court se cacher après s'être fait repérer, on repère les lieux avec les jumelles avant d'avancer, etc. Les possibilités sont tellement grandes que l'on ne pourrait en faire une liste exhaustive. L'interaction avec les décors et les éléments du jeu est plutôt bien gérée et tous les moyens sont bons pour se cacher, comme par exemple se planquer sous un carton trouvé au fond d'un camion afin de passer inaperçu aux yeux des gardes; attention cependant à utiliser le bon carton au bon endroit sinon les gardes seront alertés. Les développeurs ont pensé à tout, c'est vraiment du bon travail ! Les boss ne sont pas en reste, avec une ou plusieurs techniques particulières pour les vaincre. La palme revient au combat contre Psycho Mantis qui devine tous nos mouvements et actions... jusqu'à ce que l'on branche la manette sur le Port n°2 de la console ! Un véritable coup de génie.

Dernier point qui fait que Metal Gear Solid est supérieur à la plupart des autres titres, ce sont ses musiques composées avec talent. Norihiko Hibino nous livre une composition lyrique, émouvante ou entraînante et dynamique selon les moments. Entre la musique discrète mais stressante des séquences d'évasion et les thèmes émouvants au possible, la bande son de ce jeu est tout bonnement géniale. Le thème de Sniper Wolf et celui de la fin resteront à jamais dans nos mémoires tellement ils sont évocateurs des scènes vécues.

Voici donc les ingrédients pour faire un Metal Gear Solid : une réalisation sans faille, une histoire réaliste et riche en rebondissements, des personnages classes et humains, un gameplay très poussé infiltration et une musique divine. Ces éléments sont évidemment repris dans les épisodes suivants, mais aussi énormément améliorés. Mais même si tout est meilleur dans Metal Gear Solid 2 et 3, on se rend compte que le premier opus s'impose par son audace, son travail et son renouveau du jeu vidéo.

 

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Metal Gear Solid 2 : les bases de l'univers (haut)

 

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Après un premier épisode classé par la plupart comme chef d'œuvre il ne fallait pas que Kojima et son équipe se relâchent. Heureusement, ils ont bien entrepris la lourde tâche qui leur incombait et un nouveau Metal Gear Solid intitulé "Sons of Liberty" vit le jour en 2002, sur Playstation 2. Encore une fois, ce fut un épisode rempli de surprises. Première, et de taille, Snake n'est plus le héros du jeu. Malgré l'introduction où le joueur contrôle Solid Snake au cours d'une mission sur un paquebot, le jeu laisse place ensuite au jeune Raiden. Ce personnage efféminé et sorti de nulle part s'impose finalement par sa classe et son douloureux passé. Il nous ferait presque oublier Snake (ah non :-p), qui est également présent dans l'histoire, mais en tant que personnage secondaire. Un véritable choc pour les fans de la première heure qui s'attendaient à une nouvelle aventure avec le héros du premier épisode. Kojima explique son choix en nous avouant qu'il voulait nous faire découvrir Snake sous le regard d'un personnage extérieur afin de voir son comportement, d'écouter ses propos et ses idées, ou tout simplement de se lier d'amitié avec lui. Ce pari osé est totalement réussi et le joueur se rapproche nettement plus du héros de Metal Gear Solid 1 aux côtés de Raiden que s'il l'avait contrôlé directement. D'autant plus que Raiden n'est pas en reste et réserve lui aussi des surprises de taille sur son passé. Un véritable personnage.

Le scénario du jeu est réellement impressionnant et dévoile toute l'ambition de Kojima. Metal Gear Solid 2 pose les bases de l'univers et nous raconte une histoire complètement folle. Elle peut plaire ou pas selon le degré de tolérance que l'on a, mais il faut avouer qu'elle est extrêmement complexe, limite prise de tête, et pourtant géniale. C'est simple, j'ai rarement vu un scénario aussi fou, que ce soit en films, littératures ou jeux vidéo. Je ne vais pas spoiler mais il prend toute son ampleur vers la fin du jeu où les rebondissements s'enchaînent à une vitesse folle, jusqu'à la dernière image (comme Metal Gear Solid 1). Le scénario est vraiment LE point fort de cet opus. Il est le plus travaillé de la saga car il met en place le background, l'univers de celle-ci. Et ce qui est drôle, c'est que l'histoire débute de manière très classique, avec une prise d'otage (le président cette fois), une menace terroriste et tutti quanti. La team terroriste FOXHOUND du premier opus laisse place à la Dead Cell, composée de Fatman le plastiqueur fou, Vamp l'être vampirisé et Fortune la tireuse qu'aucune balle ne peut atteindre. Une bien belle équipe assez surprenante qui réserve des affrontements encore une fois très intéressants. Le couple Fortune / Vamp est également une franche réussite qui laissera place à des cut-scènes très émouvantes.

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Tiens ça me fait une bonne transition ça ! Parlons-en justement des cut-scènes. Bien plus longues et nombreuses que dans le premier épisode, elles gagnent toutefois en classe et en mise en scène avec la montée d'une forte inspiration du cinéma HongKongais. Les présentations des personnages du jeu sont toutes aussi dynamiques et "stylées" selon la bonne habitude de Hideo Kojima. On ne s'ennuie pas une seule seconde, quoiqu'en disent les détracteurs du jeu. Par contre les phases avec le Codec sont très longues et omniprésentes, ce qui casse un peu le rythme du jeu et des cut-scènes. Oui il arrive que l'on soit relégué au rang de spectateurs pendant plusieurs minutes, voire des dizaines de minutes, face à un pur moment de scénario et de révélations. La saga Metal Gear Solid se rapproche du film interactif comme le disent les mauvaises langues, mais je la qualifierai plutôt de jeux vidéo à forte orientation et inspiration cinématographique, pour faire moins péjoratif. Cela dit il y a beaucoup de scènes où l'on ne joue pas, mais dès lors que l'on prend le contrôle de Raiden, l'intensité augmente, les sens se remettent en éveil et on est impatient de connaître la suite des évènements. Ce qui me permet de passer maintenant à la partie sur le gameplay !

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On reprend les mouvements et réflexes du premier, on améliore le tout, on propose de nouvelles façons d'aborder les situations et on obtient le gameplay de Metal Gear Solid 2. Il faut quand même un temps d'adaptation pour assimiler toutes les possibilités du soft tellement elles se révèlent en masse. Entre s'accrocher aux parois, jeter un coup d'œil furtif dans la salle suivante, faire une roulade et retomber couché, viser en vue subjective ou encore braquer un terroriste et obtenir sa plaque d'identification (appelée dog tag, d'ailleurs un challenge du jeu consiste à toutes les récupérer). L'élimination d'un garde n'a pour limite que l'imagination du joueur qui devra s'adapter à l'architecture toujours bien réglée des lieux. Le gameplay si particulier contre les boss est lui aussi de retour et chacun vous donnera du fil à retordre, ou pas si vous trouvez son point faible. Remarquons toutefois le combat contre Fortune qui est une véritable démo technique pour la Playstation 2.

La réalisation de Sons of Liberty est un vrai régal pour les yeux. Le jeu débute sur un paquebot lors d'une énorme tempête. On observe la pluie fouettant les protagonistes et les éléments de décors. On reste béat devant un tel réalisme visuel. Même si après le jeu se calme, graphiquement parlant, et propose des environnements beaucoup plus "simples" et répétitifs (tout les niveaux du Big Shell se ressemblent, de près ou de loin), on constate que la réalisation du soft n'a pas été faite à la vas vite et qu'elle exploite très bien la console, ce qui en fait un des jeux les plus beaux et aboutis de l'époque. L'I.A. n'est pas en reste car le comportement des ennemis est très réaliste, bien que toujours trop facile à tromper.

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Je finirai cet article sur Metal Gear Solid 2 en vous parlant des musiques. Possédant plus de moyens financiers, Kojima a décidé de confier le travail sur la bande son à un grand du cinéma Hollywoodien : Harry Gregson-Williams ("Spy Game", "Shrek", "Ennemi d'Etat" et plus récemment "Kingdom of Heaven"). Il signe une formidable composition, encore plus puissante que celle du premier opus (d'ailleurs son compositeur, Norihiko Hibino, a participé à la composition de certains morceaux). Le thème musical du jeu devient digne des plus grands morceaux de films d'actions d'Hollywood. Vous savez, c'est le genre de musique qui vous reste dans la tête pendant des jours entiers et que vous ne cessez de siffloter en repensant aux grands moments d'une œuvre. Pour sa première expérience vidéo ludique, Gregson-Williams n'est pas passé à côté de la tache que Kojima lui a donnée. Il a compris les émotions et sensations des joueurs et nous propose des envolées musicales comme on en a rarement vu !

Vous l'aurez compris (à la longueur du texte surtout, sic!), cet épisode est mon préféré car en plus d'améliorer tous les points de Metal Gear Solid 1, il nous propose une histoire et un univers complètement dingue, passionnant et crédible. C'est aussi dans cet épisode qu'apparaît le célèbre thème musical de la saga, ce qui la rapproche encore du cinéma d'action et d'espionnage.

 

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Metal Gear Solid 3 : L'apogée de la série (haut)

 

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Dernier épisode en date (2005) sur Playstation 2, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater revient aux sources en mettant en scène une préquelle de la série. Le jeu se déroule en 1964, durant la Guerre Froide et se place de manière plus que crédible dans le contexte de la réalité. Les évènements se déroulent peu de temps après la crise des fusées de Cuba, un ingénieur soviétique expatrié aux USA, nommé Sokolov, est enlevé par un groupe terroriste Russe indépendant afin de continuer le développement d'une nouvelle arme révolutionnaire : le Shagohod. Et oui il n'est plus question du Metal Gear (quoique ;-) ) mais d'une autre arme toute aussi dangereuse et également basée sur la frappe nucléaire (thème de la série). Votre première mission est de libérer le scientifique afin de le ramener aux USA, mais la mission va évidemment tourner à l'échec lors de la rencontre avec le haut commandement du groupe terroriste : le chef Volgin, la mystérieuse The Boss et son Cobra Unit, qui remplace le FOXHOUND de Metal Gear Solid 1 et la Dead Cell du 2. Le personnage de The Boss a tellement eu d'éloges que je n'en rajouterai pas mais je confirme que c'est un très bon personnage, tout comme Eva qui aidera Snake tout au long de sa mission d'infiltration. On retrouve aussi un Ocelot plus jeune qui se comporte en vrai teigne, arrogant et immature. Encore une fois, le scénario est bien plus poussé que le laisse penser cette introduction, les personnages principaux sont travaillés, les situations bien pensées et les idéaux de chacun mis en avant.

Mention spéciale aux dernières heures de jeu qui sont purement extraordinaires, tant au niveau du scénario, du gameplay, de la musique ou encore de la mise en scène. Ces moments resteront parmi les meilleurs que j'ai connu dans le monde du jeu vidéo et si je ne devais retenir qu'une chose dans cet épisode c'est bien ce final dantesque. D'ailleurs la fin elle-même est bien plus puissante que n'importe quel film, que n'importe quel livre, que n'importe quelle forme d'art. On passe plus d'une une vingtaine d'heures aux côtés de ces personnes (oui le stade de "personnages" est dépassé, c'est un fait) et de voir des scènes aussi... travaillées psychologiquement cela donnerait presque envie de pleurer, de joie ou de tristesse, qu'en sais-je ? C'est beau et émouvant, il parait d'ailleurs que c'est un jeu vidéo. Dans ce cas là, je clame haut et fort que ce jeu, Metal Gear Solid 3 est une œuvre d'art et parvient à transmettre de réelles émotions (avis aux détracteurs donc :-D ). Après m'être enflammé de la sorte et avoir déversé toute ma part de subjectivité, je me demande bien qu'est ce qui a pu amener un jeu aussi loin dans le réalisme et les sensations ?

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La réalisation ? A première vue similaires à l'épisode précédent, les graphismes et l'animation sont finalement bien plus détaillés étant donné que l'on progresse dans une jungle vivante et dangereuse. Les intérieurs sont un peu moins beaux mais aussi moins nombreux. On a donc le temps de s'extasier devant les foules d'arbres, les cascades et autres rivières. Toujours aussi magnifiques, les modèles et les expressions des personnages sont aussi très réalistes, on se rapproche encore du film et des acteurs humains. Par contre, durant certaines cut-scènes on remarque que la capacité de la Playstation 2 atteint son maximum. En effet les ralentissements se font sentir sur les plans larges de la jungle, avec des protagonistes en mouvement. Cela dit, c'est tout de même très beau graphiquement.

La mise en scène ? Kojima soigne toujours autant la mise en scène, avec encore plus de références cinématographiques qu'a l'accoutumé. On a même droit à un générique à la James Bond, avec la chanson qui va bien avec. Les clins d'oeils sont légion, certains plans mythiques sont même repris et idem pour les dialogues, entendus au travers du fameux Codec qui a bien régressé au niveau de ses fonctionnalités (année 1964 oblige). Comme dans les autres épisodes, cette partie sur la mise en scène est calibrée, analysée et maîtrisée comme il se doit. Du bon boulot.

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La musique ? Encore une fois, elle est de très bonne facture ! Harry Gregson-Williams est une nouvelle fois aux commandes. Il nous livre une composition très variée, et toujours dans le ton de l'action et des cut-scènes. A croire qu'il s'est bien habitué au jeu et à son ambiance, voire plus investi dans son travail que sur le précédent volet. Le thème de la série (apparu dans Metal Gear Solid 2) a été repris dans un somptueux morceau à la guitare sèche, mais il est aussi distillé dans la plupart des musiques, transformé selon les situations, les évasions ou les phases d'actions. En écoutant l'OST on se rappelle facilement les pures compositions de Hans Zimmer pour les films d'actions Hollywoodiens ("USS Alabama", "Pearl Harbor", "Volte-Face", ...) ce qui ne peut être qu'un bon point.

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Le gameplay ? Similaire aux autres opus durant les phases en intérieur ou en milieu urbain, il change totalement dans la jungle et déstabilise pas mal le joueur trop habitué à Metal Gear Solid 1 et 2. En effet, les ennemis sont assez difficiles à surprendre et il sera nécessaire de bien utiliser les habits camouflages et les peintures sur le visage pour passer inaperçu. On passe de longues minutes dans les herbes hautes, à attendre les prochaines rondes des soldats ou à visualiser le périmètre et repérer les sentinelles. Vraiment déroutant au départ mais on se prend au jeu. De toute façon nous n'avons pas le choix puisqu'il faut survivre dans cette jungle, et ceci est un peu le concept de ce dernier opus Playstation 2. Pour récupérer votre endurance il faudra vous nourrir à l'aide des différents animaux ou végétaux trouvés sur le terrain, en faisant attention à la nourriture avariée ou empoisonnée. L'endurance sert à se régénérer la vie (tiens c'est utile ça) et à ne pas trembler lors de la visée en vue subjective. Ensuite, et ça va avec la garantie Metal Gear Solid, on se bat contre des boss tous aussi fous les uns que les autres, avec des passages de pur gameplay. Comme ce duel de sniper entre Snake et The End qui peut durer des heures (un de mes passages préférés) ou encore la "rencontre" entre The Sorrow et notre héros qui ne pourra pas laisser indifférent. Des exemples, on pourrait en trouver des dizaines tellement ce jeu est riche au niveau du gameplay et de son réalisme. Une vraie marque de fabrique de cette série.

Parmi tous ces bons points, qu'est ce qui fait que Metal Gear Solid 3 est une œuvre d'art ? Et bien je répondrai que la réunion de tout ce panel de qualités forme une expérience unique dans le monde vidéo ludique. Ce n'est pas seulement le contexte historique, les personnages, les détails graphiques, la remarquable composition musicale, le gameplay ou la mise en scène, mais la symbiose de tout ce que l'on a vu qui forme la réelle nature de ce jeu, c'est-à-dire un pas de plus vers l'aboutissement de l'Art dans le monde du jeu vidéo.

 

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Pour conclure ce mini dossier, je tiens à remercier l'auteur de cette monstrueuse série : Monsieur Hideo Kojima. C'est un véritable génie du monde vidéo ludique qui arrive à faire de ses jeux une véritable expérience personnelle. Avec Metal Gear Solid, je pense qu'il est arrivé à provoquer de réelles émotions chez le joueur. Emotions que l'on est plus habitué à partager lors d'une séance de cinéma. Chaque épisode se distingue des autres par ses qualités ou ses défauts, mais la réunion de la trilogie forme un tout, une aventure unique dans un monde crédible, cruel, dangereux mais avant tout humain.

Zeus.

 

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