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Le Secret Des Templiers

Nous voici donc dans les années 90, époque où le point & click loufoque est très apprécié. Le maître Lucas Art règne en maître sur ce genre avec sa série Ô combien mythique et hilarante des Monkey Island, mais aussi quelques chefs d’œuvre d’ici de là, tels Full Throttle ou encore Day Of The Tentacle. Mais c’était sans compter le studio Revolution Software, avec, à sa tête, un Charles CECIL bourré de talents et d’idées. Il sort en 1996 le premier épisode de ce qui va être une des meilleures séries de jeux d’aventure de tous les temps, la bien nommée : Les Chevaliers De Baphomet. Des graphismes splendides, de l’humour, des énigmes abordables par la plupart des mortels et surtout, surtout, une portée culturelle énorme.

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L’histoire démarre à Paris. Un touriste américain, George Stobbart, prend tranquillement un café à une terrasse. Soudain un clown débarque dans le café, une mallette à la main, qu’il remplace avec celle d’un homme bien habillé mais anxieux et, forcément, mystérieux. Notre héros, unique témoin de la scène, reste bouche bée devant la fuite de ce clown absurde, jusqu’à ce qu’une violente explosion le ramène la réalité. L’introduction terminée, le joueur prend les commandes de George, encore abasourdi par le choc. Que faire ? Poursuivre le clown ? Aller dans le café voir les dégâts et les blessés ? S’enfuir ? Même si le jeu est linéaire et qu’il faudra forcément faire plusieurs choses pour avancer, une certaine liberté est laissée au joueur lors de l’arrivée dans les nouveaux lieux. Par exemple au début, si l’on choisit de partir de suite de la place où est le café, on tombe sur la police et s’ensuit un interrogatoire, puis un constat des dégâts de l’explosion. Par contre si on était aller voir la serveuse dès le départ, on aurait eu quelques informations de plus avant que celle-ci ne s’évanouisse. Rien de bien grave cependant si on loupe quelques séquences, mais c’est très appréciable.

 

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Si le jeu démarre comme une enquête policière plutôt banale dans laquelle George s’improvise détective, on découvre très vite l’importance de l’Histoire dans ce jeu. En effet, le thème central est porté sur les Templiers et l’aventure se déroule autour des évènements et des mystères qui les entourent, comme par exemple, déchiffrer un vieux parchemin truffé de symboles. C’est vraiment un des points forts de ce titre que de découvrir par soi-même les secrets des Chevaliers du Temple. On visite certains endroits connus de notre capitale, mais tout en menant une véritable enquête. Musées, églises, châteaux, tout est bon pour attiser la curiosité du joueur et faire avancer la recherche sur le parchemin. Il faudra également découvrir qui a tout déclenché en posant la bombe dans le café, et pourquoi, mais également qu’est ce qu’il se trame derrière tout ça. Pour étayer les recherches, le jeu nous emmènera dans d’autres pays comme l’Irlande ou l’Espagne, à la recherche d’indice ou à la découverte d’anciens vestiges. Se cultiver tout en s’amusant, c’est la réelle qualité de ce titre. Et l’amusement ne provient pas seulement des énigmes, loin d’être difficiles ou tirées par les cheveux à l’instar d’un Myst ou un Zork, mais surtout des dialogues aux petits oignons et de leurs doublages juste énormes.

 

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En tête des doubleurs, celui de George, mené d’une voix de maître par Emmanuel CURTIL. Et oui, le fameux doubleur de Jim CARREY ou Chandler dans la série Friends. Une voix unique et difficilement reconnaissable dans le rôle de sieur Stobbart puisque transformée avec un fort accent américain. Les autres personnages ne sont pas en reste, ils ont tous des accents ou des intonations particulières qui les rendent uniques et attachants. Les doubleurs se sont investis comme rarement et sont à la hauteur des dialogues, toujours très fins. Il faut dire que George n’a pas la langue dans sa poche et cela donnera naissance à des répliques quasi-cultes et surtout très drôles. A défaut d’armes ou de muscles, sa verve le sauvera de bien des situations embarrassantes, voire périlleuses. On ne peut donc que constater que sur le fond, ce premier épisode des Chevaliers de Baphomet est surpuissant. La forme est également très réussi puisque même dix ans après, le jeu n’a pas pris une ride.

 

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Je ne vous raconte pas la claque que ce fut à l’époque, mais de voir des décors avec des millions de couleurs et en hautes résolutions dans lesquels des personnages superbement animés se meuvent, cela réveille ! Lucas Art et ses point & click, pourtant déjà assez beaux, sont vite aller se rhabiller devant la myriade de couleurs et de détails du jeu Revolution Software. Ce dernier dispose également de cinématiques fluides et remarquablement animés, courtes mais intenses. L’ambiance visuelle est donc remarquable et on peut s’imprégner facilement des secrets des Templiers enfouis dans les magnifiques églises où les sombres châteaux. La musique se fait plus discrète mais contribue également à l’ambiance du titre, car bien présentes lors des moments forts. En effet elle arrive souvent lorsque l’on vient de résoudre une énigme, ce qui rend la victoire encore plus savoureuse !

 

Un coup de maître pour Charles CECIL, qui signe là le début d’une grande série de jeux d’aventure. Intelligent, ludique, plutôt comique voire sarcastique et où l’on apprend pas mal de choses sur notre Histoire, Les Chevalier De Baphomet se classe directement comme une des meilleures expériences de jeu vidéo, pour peu que l’on se passionne pour les jeux de type point & click. Et en plus de révolutionner le genre à l’époque, il reste encore une valeur sure des années après. Et oui, c’est ce que l’on appelle un chef d’œuvre, et intemporel de surcroît.

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